
L'exposition collective est prolongée jusqu'au 8 octobre
Devant l'accueil réservé à l'accrochage, nous avons décidé de garder l'exposition collective en place jusqu'au 8 octobre 2026.
C'est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui n'ont pas encore pu venir — et l'occasion, pour nous, d'ouvrir l'accrochage à un artiste de plus.
Figures libres
Si cet accrochage tient, c'est qu'il ne rassemble pas des œuvres au hasard. La galerie défend une peinture qui garde la figure et refuse de la fixer. Ses artistes ne sont ni tout à fait figuratifs ni tout à fait abstraits : ils travaillent exactement entre les deux, là où la forme se distord, se décompose et se réinvente sans jamais lâcher le corps ni le visage.
Chacun le dit à sa manière. Éric Citerne « transcende les frontières stylistiques conventionnelles ». Julieth Mars Toussaint ne titre aucune de ses toiles, pour que la peinture parle d'elle-même. PEBE Paul Bader a abandonné la perspective pour inventer son propre alphabet de figures. Alex Mitrecey traite la toile comme un terrain de jeu.
Aucun n'obéit à une école. C'est à cette famille-là qu'appartient l'artiste que nous invitons aujourd'hui.
Un jeune peintre en invité
Nous accueillons Deadend Rasputin pour ces dernières semaines. Peintre autodidacte, venu au métier par le dessin il y a cinq ans, il travaille une matière nourrie du brutalisme et de la peinture d'après-guerre — on pense à Bacon, à Guston, à la liberté narrative de Chagall. Il peint une jeunesse contemporaine aux prises avec ses propres vertiges, et fait de la condition mentale un sujet frontal, jamais illustratif. Ses figures marginales n'y sont pas des victimes : ce sont des anti-héros, magnifiés, posés dans des fresques oniriques et acides.
Il présente notamment un diptyque dissocié, Vague à l'Âme et Velvet Town (huile sur toile, 150 × 120 cm chacune, 2025) : deux toiles conçues ensemble puis séparées, qui continuent de se répondre d'un mur à l'autre.
C'est le genre de travail qu'on a envie de montrer tôt. Venez le découvrir.
Autour de lui
L'accrochage conserve sa ligne, avec les artistes que la galerie défend : Éric Citerne, Alex Mitrecey, Raïsa Gates, Julieth Mars Toussaint et PEBE Paul Bader. Des démarches installées, qui ont trouvé leur public et leurs collectionneurs, et dont la confrontation fait toute la tenue de cette exposition.
Exposition collective 16 juillet → 8 octobre 2026 Galerie ELHABIBI — 14 rue Sainte-Anastase, 75003 Paris Entrée libre, et sur rendez-vous.